Paroisses catholiques de Sarcelles

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Horaires des offices et célébrations

Horaires des messes à partir du 12 septembre 2020

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10/09/2019
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Fête de la Toussaint

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25/10/2020
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Homélie de Stanislas Lalanne pour le 7e dimanche de Pâques 24 mai 2020

 

Chers amis, à quelques heures de sa passion, dans une longue prière adressée à son Père, Jésus récapitule l’ensemble de sa vie. Comme s’il en faisait la relecture !

Il exprime ce qui a constitué le ressort profond et permanent de sa vie donné, de sa vie livrée : l’accomplissement de l’œuvre du Père.

Après l’écoute de cet évangile, je souhaite évoquer avec vous un mot, souvent mal compris, et une expression prononcés par Jésus dès sa première phrase :

• le mot « gloire »,
• l’expression « la vie éternelle ».

D’abord le mot gloire. C’est le dernier soir de Jésus, quelques heures donc avant sa mort sur la croix des criminels. Et il prie : « Père, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie. »

Surprenante gloire de Dieu ! En hébreu, la gloire, c’est le poids. Poids d’une vie qui tient face aux puissances de mort et de vanité.

C’est sur le visage de l’homme que resplendit la gloire de Dieu. On pourrait parler du visage humain, ce côté pile de la face de Dieu…

A Lyon, saint Irénée le proclamait déjà vers l’an 200. Ecoutez-le : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est de voir Dieu. » Magnifique ! L’homme vivant, libre de voir Dieu et de l’aimer en tout frère humain.

Au cœur de nos détresses, Dieu offre la gloire de sa vie pour nous rendre vivants et pour qu’à notre tour nous fassions vivre les autres.

Vivre, c’est mystérieusement traverser la souffrance. Non pas la rechercher, mais l’affronter, car les pouvoirs de mort attaquent jalousement la vie que Dieu donne.

Au rejeté et au méprisé, au malade et au pécheur, Jésus redonne son poids de vie et d’éternité, lui faisant partager sa palme de mort et de résurrection.

La gloire de Dieu, c’est son poids d’amour qui nous fait vivre ! Les anges de Noël nous le rappellent : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

Evoquons maintenant « la vie éternelle ». A vrai dire, on n’en parle pas beaucoup. C’est une expression qui revient souvent dans la catéchèse, la prédication…

Frères et sœurs, vous qui m’écoutez, êtes-vous déjà entrés dans la vie éternelle ? Vous allez probablement me répondre que non, en pensant que, sinon, vous ne seriez pas là à m’écouter !

Et pourtant ! Ecoutez la définition qu’en donne Jésus : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. »

Apprendre à connaître Dieu et le Christ, c’est la démarche de la foi, un chemin toujours à parcourir. Si la vie éternelle, c’est connaître Dieu, alors serions-nous déjà tous entrés dans la vie éternelle ?

La tradition chrétienne évoque le baptême comme « le bain de la nouvelle naissance », l’entrée dans une vie nouvelle. C’est ce à quoi vous aspirez, vous les catéchumènes qui m’écoutez. Bientôt vous serez plongés dans ce bain de la nouvelle naissance. Je m’en réjouis tellement avec vous.

Une nouvelle naissance qui, déjà, nous fait goûter la joie de la vie éternelle, même si nous n’y entrons pas encore pleinement.

A toutes les époques, dans toutes les traditions religieuses, l’être humain est habité par ce désir d’éternité, qu’il recherche profondément et dont il aimerait comprendre le sens.

Pour les chrétiens, la joie de la vie éternelle, c’est de connaître le Christ qui nous donne à voir le Père. Et c’est une connaissance relationnelle, pas une connaissance théorique.

On ne connaît vraiment les gens que quand on passe du temps avec eux, quand on apprend à découvrir petit à petit leur caractère, ce qui les rend joyeux et ce qui les attriste. Je dirais même que c’est en aimant les gens qu’on les connaît le mieux, parce qu’on apprend à découvrir ce qui habite leur cœur.

La vie éternelle, c’est la relation à Dieu, une relation aimante, où on apprend à le connaître.

Quand deux amoureux se regardent les yeux dans les yeux, ils ont l’impression de sonder l’autre au plus profond. Et le temps s’arrête pour eux, rien n’existe plus autour d’eux.

Petit avant-goût de ce que doit être la vie éternelle ! La tradition biblique dit d’ailleurs qu’un jour, nous verrons Dieu face à face.

La vie éternelle est déjà née en nous, mais elle est encore comme une petite flamme fragile, qui risque de s’éteindre. Elle peut rester en nous comme une petite flamme vacillante, une vague lueur… Mais elle peut aussi devenir en nous « comme un feu dévorant ».

A nous d’entretenir cette flamme. Comment ? Il s’agit d’une relation, d’une amitié avec Dieu à faire grandir : tout ce qui nourrit notre intimité avec Dieu fait grandir cette flamme.

Je trouve très forte et très belle cette intimité avec le Père qui se ressent dans tous les mots de la prière du Christ : « Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie… Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi. » Jésus est celui qui connaît vraiment le Père parce qu’il vit pleinement de son amour.

« L’heure est venue », dit Jésus. L’heure de connaître Dieu. Trop souvent, nous croyons que cette heure sera celle de notre mort. Mais non ! La vie éternelle est déjà commencée.

L’heure est venue. Et c’est maintenant, d’accueillir ce que Jésus nous partage : « J’ai manifesté ton nom aux hommes, […] je leur ai donné les paroles que tu m’avais données », dit-il dans sa prière à son Père.

Oui, Jésus nous fait connaître Dieu, « le seul vrai Dieu ».

Notre monde nous propose tant d’idoles qui se nourrissent de l’argent, du désir de consommer ou de s’échapper, tant de fausses images de Dieu véhiculées par la haine et les fondamentalismes.

Ne nous laissons pas leurrer ! L’heure est venue de connaître le vrai Dieu. Et cette heure a déjà pour nous un goût d’éternité, car elle se nourrit de la relation d’amitié avec Dieu. Amen !


24/05/2020
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Homélie de Stanislas Lalanne pour la fête de l’Ascension Jeudi 21 mai 2020

 

Si des journalistes avaient à parler de l'actualité de l’évangile de ce jour, leurs manières de traiter l'information seraient sans aucun doute bien différentes les unes des autres.

• Pour certains, le « scoop » du jour serait la disparition de Jésus élevé vers le ciel. 
• Pour d'autres, le « scoop » du jour serait la fin des apparitions du Ressuscité et la solitude à laquelle les disciples de Jésus sont, cette fois, définitivement livrés. 
• Pour d'autres encore, le « scoop » du jour serait, non pas le message de l’Evangile mais l'acte de refermer l’Evangile sur cette dernière page.

Chers amis, les manières de comprendre, de traiter, d'entendre l'actualité sont diverses et variées. Ainsi en est-il aussi de la Bonne Nouvelle !

Chaque jour, nous nous mettons à l'écoute de l'actualité du monde dans lequel nous vivons. Et ces dernières semaines, avec anxiété, voire angoisse.

Et ce qui se passe, ce qui se vit, aux quatre coins du monde nous arrive de plus en plus rapidement jusqu'au cœur même de notre intimité. L'actualité nous est livrée par la presse, la télévision, les réseaux sociaux, les échanges que nous avons avec des voisins et des amis.

Et, quoi qu'il en soit de l'actualité du monde, nous ne pourrons jamais nous résoudre à accepter sereinement tant de décès du covid, tant de guerres, de souffrances et violences inutiles.

L'actualité nous promène inlassablement entre deux berges : celle d'hier et celle de demain, entre passé et avenir. S'il nous est assez facile d'apprécier le passé parce que précisément il est derrière nous, il nous est bien plus difficile de maîtriser l'avenir et même parfois de l'accepter tel qu'il se propose à nous.

Oui, l'avenir bien souvent nous inquiète, marqués par tant d’incertitudes. Et sans doute l'avenir inquiète aussi les disciples :

• De quoi demain sera-t-il fait ? 
• Pourrons-nous tenir ? 
• Quelle sera notre liberté ? 
• Saurons-nous nous aimer toute une vie ? 
• Serons-nous fidèles à sa Parole, à son message ?

Entre passé et avenir, le présent nous ouvre les bras, avec la tentation de tourner le dos au passé et de fermer les yeux à l'avenir, avec le risque de se laisser accaparer par le présent et de ne voir plus que lui.

Mais nous le savons, le présent a besoin du passé pour s'écrire. Il nous faut lire et relire les jours et les heures du passé pour en puiser la force de vivre le présent et pour oser rêver, inventer le futur.

L'Ascension de Jésus est donnée aux disciples comme un ultime rendez-vous. Un rendez-vous pour lire et relire le passé avant de plonger dans le futur, dans cette actualité du départ qui s'impose aux disciples.

Répondant à leurs questions, le Ressuscité du matin de Pâques leur déclare : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Pour les disciples, l'actualité du moment n'est plus à la peur devant les apparitions du Ressuscité. Elle n'est pas à la contemplation du Ressuscité.

L'actualité n'est pas non plus à la tentation de poursuivre la relation avec Jésus comme avant, comme s'il n'y avait jamais eu la croix, la mort, le tombeau vide, la résurrection… Comme si tous ces événements avaient été une parenthèse.

D'une certaine manière, l'actualité de l'Ascension de Jésus, pour les disciples comme pour nous aujourd'hui, c'est le « scoop » du livre qui se referme.

Le livre est fermé. Dorénavant il va falloir écrire un autre livre, remplir de nouvelles pages. Pour nous aussi !

Chacun est soudain renvoyé à lui-même, à ses choix, à sa liberté, à son avenir. Chacun est renvoyé à l'acte de foi qu'il lui faut poser pour oser le départ auquel le Ressuscité appelle.

Un tel acte de foi ne pourra se poser que dans l'accueil de la Bonne Nouvelle, dans la relecture d'une vie, dans la prière. Un peu à la manière des disciples qui, dans l'attente de l'Esprit et avant la grande dispersion de l'envoi en mission, se réunissent avec Marie et d'autres frères et sœurs de leur groupe pour prier.

Pour les disciples et pour nous-mêmes aussi, l'avenir est devant. Et l'avenir repose sur la mémoire. Non pas la mémoire de pieux souvenirs, mais la mémoire vivante d'une actualité qui demeure et se fait chaque jour plus brûlante : « Faites cela en mémoire de moi ! »

Oui, l'Ascension actualise encore davantage cette parole de Jésus. 

• Dorénavant, c'est notre propre vie qui doit se faire don, à la manière du Christ. 
• Dorénavant, c'est notre propre existence qui doit se livrer aux flammes de l'Esprit. 
• Dorénavant, nous sommes envoyés de par le monde pour être témoins de la Bonne Nouvelle.

La fête de l'Ascension nous rend libres de risquer un acte de foi qui fait de nous des témoins, des hommes et des femmes responsables de la Bonne Nouvelle.

Etonnant départ du Ressuscité, qui fonde le départ en mission des disciples ! Dans son départ, dans son absence, Jésus est déjà présent à tous les carrefours du monde, à tous les carrefours de nos vies.

Par l’Ascension, Jésus échappe aux disciples, il nous échappe. En fait, il échappe à nos saisies possessives, égoïstes ou utilitaires. S’il nous échappe, c’est pour nous obliger à croire en son nouveau mode de présence.

L’Ascension nous découvre le sens profond de l’eucharistie à laquelle vous aspirez tellement de pouvoir participer ! 

• Jésus n’est plus seulement notre compagnon de route puisqu’il est notre force pour marcher.
• Jésus n’a plus seulement à être vu puisqu’il est notre regard. 
• Jésus n’a plus à être seulement notre présence aimante à nos côtés puisqu’il est devenu notre force d’aimer.

Jésus monté aux cieux nous plante réellement en terre puisque nous sommes, désormais, sa présence auprès de tous les hommes.

Des hommes qu’il veut pouvoir, par nous, continuer sans cesse à rencontrer, à aimer, à sauver.

Nous sommes appelés à être, au cœur de ce monde, des témoins joyeux, comme les premiers apôtres, de sa résurrection.

Bonne fête de l’Ascension ! Amen.


21/05/2020
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Homélie de Stanislas Lalanne pour le 6e dimanche de Pâques 17 mai 2020

 

Marion, qui a 9 ans, avait repris les réunions de catéchisme, le mercredi, au retour des vacances d’été. La dame qui fait le catéchisme lui a parlé de la résurrection de Jésus.

Vous auriez vu ses yeux qui brillaient, et aussi l'étonnement des cinq garçons et filles qui étaient autour de la table. C'était la première fois qu'ils entendaient dire que le Christ Jésus était vivant et qu'on pouvait aujourd'hui encore le prier, lui parler.

De retour à la maison, Marion s'est plantée devant sa maman : « Maman, la dame nous a dit que Jésus est ressuscité après sa mort. Comment se fait-il que tu ne me l'avais jamais dit ? »

Je ne sais pas comment la maman a répondu mais je sais ce qu'elle a pensé. Elle ne l'avait jamais dit à Marion parce qu'elle ne l'avait jamais vraiment cru !

Nous vivons une époque où la foi chrétienne n'est plus un héritage familial. Combien de « Marion » n'entendront jamais parler de Jésus à la maison ? Il faut donc que d'autres s'en chargent.

Je devine les réactions de beaucoup de chrétiens qui ont de la peine à se sentir personnellement concernés quand il s'agit de la mission, de l’annonce de l’Evangile. Ils pensent peut-être que c'est réservé aux prêtres ou à quelques laïcs mais, en tout cas, à des spécialistes bien formés et bien préparés.

Chers amis, la proposition de la foi est confiée à l'Eglise tout entière, c'est-à-dire à nous tous, quel que soit notre état de vie. C'est cette conviction que je voudrais renouveler en vous aujourd'hui, en ouvrant quelques chemins que vous pourrez emprunter.

Pour cela, je me servirai des paroles de l'apôtre Pierre, dans la première lecture de ce jour : « Soyez prêts à tout moment à rendre raison de l'espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. »

Pierre nous invite à deux choses.

La première, c’est de rendre raison de l’espérance qui est en nous.

Nous sommes souvent perplexes, interrogatifs devant l’avenir de la foi et l’avenir de l’Eglise. Le Christ n’a pas promis à ses disciples que le chemin serait balisé, que les étapes seraient clairement indiquées, que les moyens seraient évidemment imposés.

Il leur a promis qu’il serait avec eux, toujours, chaque jour, à chaque instant de leur vie. Cela ne peut que fortifier notre foi et notre espérance.

Il ne leur a pas promis que la vie chrétienne serait facile, un long fleuve tranquille ! Il leur a promis au contraire de connaître le même chemin que lui.

Il ne leur a pas promis que leurs efforts seraient couronnés de succès visibles mais il leur a promis que jamais il ne les abandonnerait.

La force de la foi quand elle est vécue profondément dans l’obéissance à la Parole de Dieu, ce n’est pas d’aplanir les difficultés de l’existence, de les estomper ou de les enfouir. C’est de les affronter, de les assumer et de les surmonter.

La seconde chose que nous demande Pierre : « Faites-le avec douceur et respect. » Qu'est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire qu'il ne faut pas « asséner » des vérités, qu'il ne faut pas imposer un chemin, mais proposer l'Evangile de Jésus. L'Evangile s'offre, refusant toute croisade. L'arrogance tue, la modestie, l'humilité ouvrent les cœurs.

Tout est une question de ton :

• il faut allier la douceur du témoin et pourtant la fermeté du message, 
• il faut offrir le message avec précaution et pourtant sans réserve.

Sans réserve, bien sûr. On m'a cité, ces derniers jours, une conversation autour d'une table. Un homme, ce soir-là, que l'on savait croyant – il ne s'en cachait pas – a été sollicité par ses amis à rendre compte de sa foi. A bout d'arguments peut-être, il s'est contenté de dire : « La résurrection de Jésus, la présence du Christ dans ma vie ? Oui, enfin, c'est peut-être une façon de parler ! »

Eh bien, non ! Il ne faut pas réduire l'essentiel de la foi chrétienne à « une façon de parler ». A chaque eucharistie, le prêtre vous dit : « Le Seigneur soit avec vous. » Est-ce une façon de parler ?

Quand je prie le Christ, est-ce que je parle à quelqu'un ou non ? Est-ce une façon de parler ?

Dans l'Evangile, Jésus dit : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je vous enverrai mon Esprit. Je suis avec vous tous les jours. » Est-ce une façon de parler ?

L'Eucharistie, la messe, Jésus au milieu de nous, est-ce une façon de parler ?!

Ce qui peut altérer le message du Christ, vous l'avez compris, c'est la façon de parler approximative, réductrice, de certains chrétiens.

Pour que nous soyons toujours en mesure de rendre compte de l'espérance qui est en nous, selon la consigne de l'apôtre Pierre, je vous propose deux chemins, deux conditions.

Je les emprunte à une parole de Jésus, à une parabole où il nous dit que le Royaume de Dieu, c'est comme un festin de noce et qu'il faut aller aux carrefours des chemins inviter tous ceux que nous rencontrerons.

Eh bien ! Notre invitation doit être assez joyeuse, puisque c'est un festin de noce. Notre invitation doit être assez actuelle, lancée dans les meilleurs carrefours.

Pour trop de gens, la foi chrétienne se réduit à une doctrine abstraite et froide, une morale ennuyeuse, répressive. Etonnez-vous qu'on n'ait pas envie de la transmettre à ses enfants !

Les chrétiens sont porteurs d'une invitation au bonheur, le disons-nous assez ? Peut-être que le principal obstacle à la mission, c'est que les chrétiens, nous-mêmes, nous ne sachions pas assez quel trésor nous portons, quelle espérance est en nous.

Notre invitation est-elle assez actuelle ? Les chrétiens sont-ils des hommes et des femmes de leur temps ? Sont-ils présents aux carrefours d'aujourd'hui ? « Allez aux carrefours des chemins », dit Jésus. Sommes-nous présents à tous les carrefours importants de la vie d'aujourd'hui ?

Voilà, nous sommes passés de l'héritage à la proposition de la foi. Et cette proposition repose bel et bien sur nous tous.

Eh bien ! Faisons tout pour que, durant ce temps qui nous prépare à la Pentecôte, cette proposition soit assez joyeuse et assez actuelle. Amen.


17/05/2020
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